Épreuve OSINT du CTF Deep Threats 2026 (Campus OSINT), scénario entièrement fictif. Les sociétés et le fonds cités sont créés par l'organisateur. Flag et noms d'entités masqués.
Une prise de contrôle bien montée ne se lit jamais d'un coup : elle s'empile en couches, chacune dans une juridiction différente, pour diluer la traçabilité. L'épreuve consiste à reconstituer cet empilement, palier par palier, jusqu'au propriétaire réel.
Nommer le propriétaire réel d'AquaVentis, sachant que la propriété est fragmentée à travers plusieurs sociétés-écrans dans plusieurs pays.
1 · Le principe : les couches d'un montage
Un montage de dissimulation empile des entités : chacune détient la suivante, souvent dans une juridiction à la transparence variable. On remonte de bas en haut, en cherchant à chaque niveau la société mère, jusqu'à atteindre une entité qui n'a pas de propriétaire au-dessus d'elle, le bénéficiaire effectif.
2 · La chaîne, palier par palier
Le point de départ est AquaVentis, le fonds visible. À chaque étape, un registre d'entreprises du pays concerné donne l'actionnaire de contrôle.
1. le fonds visible (France)
└ détenu par →
2. une holding européenne (Luxembourg)
└ détenu par →
3. une holding asiatique
└ détenu par →
4. le groupe industriel réel
└ contrôlé par →
5. un fonds souverain
[+] propriétaire réel : [masqué]
Chaque flèche a été confirmée sur le registre de la juridiction correspondante : registre français pour le fonds visible, registre luxembourgeois pour la holding européenne, registre national pour les holdings et le groupe industriel en amont. Le Luxembourg sert de couche d'interposition classique entre l'Europe opérationnelle et le contrôle asiatique.
3 · La réponse
Au terme de la remontée, le propriétaire réel désigné par l'épreuve est le groupe industriel de l'avant-dernier niveau, lui-même adossé au fonds souverain. Son nom, la réponse, est masqué. C'est le maillon qui exerce le contrôle industriel, et il boucle avec l'accord stratégique disséqué dans Le pacte.
4 · Méthodologie réutilisable
- Remonter, ne pas descendre. Partir de l'entité visible et chercher systématiquement l'actionnaire de contrôle du niveau supérieur, jusqu'à l'entité sans mère.
- Un registre par juridiction. Chaque pays a son registre du commerce (RCS luxembourgeois, registres nationaux, bases d'agrégation type OpenCorporates). Le maillon suivant se prouve dans le registre du pays du maillon courant.
- Repérer les couches d'interposition. Luxembourg, Pays-Bas, places offshore : leur présence dans une chaîne signale une volonté de distance entre l'exploitation et le contrôle.
- Documenter chaque flèche. Noter la source de chaque lien de détention ; une chaîne n'a de valeur que si chaque maillon est prouvé, pas supposé.
- Distinguer actionnaire direct et bénéficiaire effectif. Le premier acquéreur nommé dans un acte n'est presque jamais le propriétaire réel.
Registres publics et fictifs, consultés sans interaction avec les entités. La méthode reflète l'analyse de bénéficiaires effectifs pratiquée en intelligence économique et en conformité (LCB-FT), sur données ouvertes.